Archive | Le gros chantier

Le marché exilé sur les quais : pour ou contre ?

Publié le 18 janvier 2012

Le déballage des puces, les étals de nourriture et de textile plusieurs jours par semaine, font partie intégrante de l’identité de Saint-Michel. Depuis novembre 2011, tous sont exilés sur le quai des Salinières et la place Duburg. Un déplacement ‘provisoire’ … qui durera tout de même deux ans. Si les puces s’estiment satisfaites, les commerçants ambulants de l’alimentaire et du textile font grise mine. Entre chiffres exubérants et coups de gueule : qui dit vrai ?

Les commerçants de l'alimentaire et du textile s'estiment particulièrement lésés par ce déménagement. (Photo A. D.)

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Qui veut acheter du Saint-Michel?

Publié le 18 janvier 2012

Les travaux rue Maubec ou rue des Faures se multiplient. Une phase de réaménagement du quartier qui séduit toutes sortes d’investisseurs et notamment les agences immobilières. En effet, le réaménagement rend les logements de Saint-Michel très attractifs. Les biens immobiliers se vendent comme des petits pains. 

Duplex, T2 ...à 100 000 ou 200 000 euros. Saint-Michel, c'est le quartier le plus rentable de Bordeaux (Photo Julien Gonzalez).

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La place s’était déjà faite une beauté… en 1987

Publié le 18 janvier 2012

Ce n’est pas la première fois que la ville de Bordeaux s’attaque à la rénovation de Saint-Michel. Il y a seulement vingt-cinq ans, la place avait déjà été remodelée. Sans s’opposer à l’idée, les habitants avaient été déçus.

Des arbres, des voitures, pas de boudin... En avril 1986, la place est très différente de ce qu'elle est maintenant (La Mémoire de Bordeaux et de la CUB © Photo Vincent Olivar)

 

Déjà en 1987, les barrières et les ouvriers s’étaient installés aux pieds de la basilique. But de l’opération ? Faciliter la circulation et clairement délimiter une véritable place, à l’époque où les voitures ne désenchantaient pas encore, et les zones piétonnes n’étaient pas à la mode. Le marché existait déjà, mais « c’était la pagaille », raconte Jacques Séjourné, architecte à la retraite.

Sous la direction de Claude Aubert, aujourd’hui décédé, Jacques Séjourné a dessiné la place telle qu’elle existe encore, avant la nouvelle transformation. « La mairie se demandait comment ne pas casser le potentiel commercial du quartier tout en améliorant les accès, indique-t-il. Claude Aubert a voulu la bordure [le boudin, ndlr], qui est censé être une barrière infranchissable pour les voitures tout en canalisant la circulation. »

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InCité épinglé sur les murs

Publié le 16 janvier 2012

Les murs de Saint-Michel parlent. Parfois même avec insolence. Des autocollants contre InCité collés dans le quartier font de la résistance.

Le logo "InCité" détourné au profit d"Inculé" sur un autocollant collé dans la rue Camile Sauvageau. (Photo N.S)

« Inculé, main basse sur Bordeaux » ou « Gaffe les vieilles, InCité arrive », de petites phrases assassines qui visent directement le gestionnaire de logements en charge de la rénovation de Saint-Michel. De petits autocollants. Parfois des affiches. Certains sont placardés sur les murs, devantures et portes du quartier. D’autres sont introuvables. Trop vieux ou arrachés, mais précieusement conservés par un ancien du quartier. Dominique Verin a 66 ans. Membre du collectif Saint-Michel, il a participé à la création de plusieurs autocollants anti InCité, qui ne manquent pas d’une certaine imagination. Lire la suite

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Réhabilitation: quelles conséquences sur les écoles ?

Publié le 16 janvier 2012

Logements, commerces… Les effets immédiats du projet de « requalification de l’espace Saint Michel » se font déjà ressentir. Pourtant pas en première ligne, le secteur de l’éducation sera lui aussi concerné par cette profonde modification du quartier. Reste à savoir si les retombées seront positives ou négatives. Le blog Saint Mich’ tente de répondre à cette question.

Selon sa proviseure, le lycée pâtit de l'image populaire du quartier. (Photo Guillaume Huault-Dupuy)

« Le quartier est en ZUS (Zone Urbaine Sensible), mon lycée en ZEP (Zone d’Education Prioritaire) : ça fait beaucoup de qualificatifs négatifs ! », déplore Martine Sanmartin, proviseure du lycée professionnel des Menuts. Si un lycée professionnel attire les jeunes surtout en fonction des formations et des filières qu’il propose, l’image du quartier influe aussi sur les inscriptions. Sur les 350 élèves scolarisés dans cet établissement de la rue des Douves, seule une trentaine habite le quartier. Et l’école peut largement accueillir des élèves supplémentaires. Le lycée des Menuts profite pourtant de la vie culturelle du quartier : les élèves participent aux manifestations organisées par le centre d’animation Saint-Michel, non loin de là, rue Permentade.

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La gueule du bois !

Publié le 13 janvier 2012

A quelques mois du début des travaux prévus pour l’été 2012, la question du recouvrement des places Saint-Michel (Meynard, Duburg et Canteloup) et du Maucaillou par des pavés en bois n’est pas encore tranchée. Saint’Mich le blog fait le point.

Le pin des Landes pourtant largement mis en avant dans le projet Obras n'a pas été retenu. Ici, l'une des trois planches-test d'échantillons de pavés de bois devant la basilique (Photo : Marc Bouchage)

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Exit le marché. Place au supermarché ?

Publié le 13 janvier 2012

Rénover la place, les logements. Faire du quartier une étape touristique attractive. La mairie de Bordeaux a de grandes ambitions et ne laisse que peu de choses au hasard. Si elle n’a que peu de contrôle sur le devenir des commerces, dans le cas de « Bordeaux Lumière », un grand local commercial situé de plein pied sur la place, la tentation a été trop forte. 

1000 m2 de surface commerciale en plein cœur du quartier Saint-Michel. L’ancienne boutique « Bordeaux Lumière » cherche un repreneur. Fermé depuis près d’un an, le local est pour l’instant à l’abandon. Les pieds de lampes, les abat-jours et quelques dossiers comptables jugés inutiles gisent ça et là. Le local se partage entre deux immeubles mitoyens reliés par un couloir sombre et dissimule à l’arrière « une cathédrale » de bois un peu vieillotte qui tenait lieu d’entrepôt. « Le bien est intéressant mais un peu compliqué à réaménager » concède Patrick Debayles, agent immobilier en charge du fond de commerce, qui nous fait visiter, et cherche les interrupteurs pour éclairer l’ensemble.

Le local est convoité par deux enseignes de la grande distribution. (Photo Anaïs Bard)

Le magasin au papier peint gondolé et à l’allure désuète a un atout précieux : il trône sur la place Saint-Michel, près de la rue Camille Sauvageau. « Je reçois un coup de fil par jour pour ce local », confirme Patrick Debayles. Le local est identifié comme l’une des « pépites » de la ville. Une appellation donnée par la mairie aux lieux qu’elle considère comme stratégiques et dont elle entend bien surveiller le devenir.  Lire la suite

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Plongée dans le Saint-Michel médiéval

Publié le 12 janvier 2012


Les archéologues ont fouillé trois lieux à proximité de la basilique Saint-Michel

Un cimetière tout autour de la basilique Saint-Michel. Des habitations et une nécropole sur la place du Maucaillou. Voilà le paysage du quartier à l’époque médiévale « entre le XIIème et le XIVème siècle selon les premières conclusions », estime Natacha Sauvaitre, responsable des fouilles. Des vestiges révélés cet été par quinze archéologues de la société Hadès mandatés pour des fouilles préventives par la mairie.
Impossible de s’attaquer à la totalité des 27 000m2 de « l’espace Saint-Michel », ils ont donc choisi trois zones à fort potentiel archéologique repérés par des sondages : la place Dubourg, le versant sud de la basilique Saint-Michel et la place du Maucaillou.

Natacha Sauvaitre nous fait visiter les lieux. Une promenade sonore dans le Saint-Michel d’il y a 1 000 ans, ou presque.

1.La Place Duburg

2.Le versant sud de la basilique Saint-Michel

3.La Place du Maucaillou

Sandra Lorenzo et Louise Wessbecher

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Lampadaire ou paratonnerre politique?

Publié le 12 janvier 2012

Des candélabres d’inspiration XIXe siècle ou des « fuseaux trifoliés » de 12 mètres de haut? Comment la mairie a décidé de ne pas choisir. 

Les 26 candélabres de la place Meynard, d'inspiration XIXe, datent en réalité de 1986 (Photo Marthe Rubio)

« Profitez en, prenez la dernière photo. Ils vont bientôt disparaître, nos lampadaires!  » s’époumone un passant , lundi 9 janvier, à 19h07, place Saint-Michel.  « Ils vont nous dénaturer la place » reprend l’homme, calmé. D’ici quelques mois, les candélabres actuels vont définitivement disparaître de la place Meynard, communément appelée place Saint-Michel. Récit d’un changement qui n’a pas été sans rebondissements.

Des « fuseaux trifoliés »

Construits en acier et ornementés de volutes, les lampadaires actuels, d’inspiration XIXe, ont été installés lors du dernier réaménagement de la place en 1987. Comportant un socle en béton à leur pied, ils sont utilisés comme des bancs par les anciens, comme terrains de jeux par les gamins ou comme étal de marchandises par les brocanteurs.

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L’injoignable cabinet Obras

Publié le 11 janvier 2012

(Photo Mickaël Frison)

Obras. Le maître d’oeuvre de la rénovation de la place Saint-Michel. Un cabinet d’architectes parisiens sélectionné parmi des candidats de toute l’Europe. La future configuration du quartier est entre leurs mains : Obras a conçu, chiffré et retravaillé le projet de « requalification ». Mais les architectes d’Obras restent désespérément injoignables. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Voici le top 4 des meilleures excuses d’Obras pour ne pas nous parler.

Un mois de coups de fil, de mails, de re-coups de fil, de demandes d’autorisation, et de re-re-coups de fil. Le cabinet Obras résiste encore et toujours à nos demandes d’entretien et de rencontre. Jouant l’honnêteté, nous l’avons prévenu de notre intention de raconter notre quête. « Faites donc, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise !? », nous a-t-on répondu au secrétariat. Chiche. Lire la suite

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