Les légendes de l’hôtel Saint-François

Publié le 16 janvier 2012

Sa façade imposante et étrange attise la curiosité des Bordelais depuis le début du XIXème siècle. Le bâtiment, situé à l’angle de la rue du Mirail et de la rue Saint-François, nous livre quelques un de ses mystères. Après l’énigme de la basilique Saint-Michel, nouvelle balade architecturale avec Richard Zéboulon, écrivain et journaliste spécialiste du vieux Bordeaux.

Un immeuble d’avant-garde qui tombe en lambeaux

Difficile de pénétrer à l’intérieur de cette résidence qui compte, encore aujourd’hui, une cinquantaine de locataires. Ce lieu est privé et les habitants semblent garder jalousement les secrets et petits joyaux qu’il abrite encore : contremarches sculptées, cours et escaliers intérieurs, fontaines, bas-reliefs représentant l’industrie bordelaise au XIXe siècle et notamment l’arrivée du chemin de fer.

Une pépite architecturale qui n’est pourtant pas très bien conservée. Nombre de sculptures, d’ornements et de portes sont en état de délabrement avancé. « L’idée de protection du patrimoine est assez récente« , souligne Richard Zéboulon. Un comble pour cette construction qui était à la pointe de la modernité au XIXe siècle : la cage d’escalier était éclairée au gaz et des sonneries électriques, avec porte-voix, équipaient tous les appartements. L’architecte Antoine-Théodore Audubert avait même installé un lavoir sur une terrasse extérieure à l’usage des locataires. Un véritable luxe pour l’époque.

Aurélie Dupuy et Romain Barucq

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